Hajime, Miki, Ryoji & Coba san: I miss you guys! Can’t wait till we meet & play again!



Riot, don’t diet, get up get out and try it!

Hi Babes!

Faire de la musique… Il s’agit pour moi moins d’un métier que d’un état. Je sourcille toujours quand on me parle de la musique comme d’un «travail». Je n’ai pas le sentiment de l’avoir choisi, mais plutôt que cela s’est imposé à moi, ou du moins que c’est quelque chose qui est advenu naturellement. Cela engage toute ma personne et ma sensibilité, ce que je suis, à longueur de nuit et de journée. En ce sens, la musique ne sera jamais un travail pour moi. Je connais une fille qui s’appelle Stefy. C’est le visage qui se cache derrière Babes in Boyland.

Après 13 années d’activités riot grrl passionnées et passionnantes, d’émissions de radio devenues podcasts, d’organisation de concerts, de chroniques de cds et d’interviews, Stefy a décidé d’arrêter BIB. Cette décision lui appartient et je la respecte. Mais je tiens à revenir ici sur le travail qu’elle a effectué pendant tout ce temps. Avec beaucoup de débrouille et des idées toujours larges, B.I.B m’a toujours bluffée en évoluant en marge de l’étalage marketing fatigué et fatiguant des « filles à guitare» – expression des plus absurdes s’il en est, dans un monde où personne ne met les « mecs à guitare » dans le même sac*

Stefy c’est Babes in Boyland, cela advient, c’est comme une seconde peau. Je me souviens parfaitement de ma première interview. C’était pour le Babes in Boyland. On n’oublie pas ses toutes premières fois… Avant les Inrocks, avant Télérama, avant la Villa Kujoyama, avant la programmation FIP, il y a eut Babes in Boyland les mecs! J’ai rencontré Stefy enceinte jusqu’aux dents quand j’ai joué pour le festival les Femmes s’en mêlent en 2006 (avec Vale Poher et Elli Mederos qui ce soir là annonçait son « come back »!). J’avais une invraisemblable robe à fleurs violette et je m’en souviens comme si c’était hier. Aujourd’hui j’invente des chansons qui parlent d’ours mal léchés pour sa fille Cloé et cette dernière se venge en customisant les dessins de mon carnet à grands coups de feutre!! (voir également l’illustration du post précédent).

Cloé & Milk

Avec la fin de cette aventure, les restes de mon adolescence s’évaporent en douce. Pendant toutes ces années à voyager, je n’ai pas senti le poids du temps. Ou plutôt, comme une éternelle ado, je n’acceptais pas l’idée du temps qui passe. Peut-être parce que j’écoute beaucoup de musique, et que la musique arrête le temps. Elle le met en suspend. Surtout le punk.

Le punk, vois-tu, fait échouer le temps.

C’est ce qu’a écrit ma pote Mathilde Janin et je n’ai cessé de lui piquer cette phrase depuis que mes yeux se sont posés sur elle.

Bref Stefy, je te le demande publiquement une toute dernière fois, s’il te plait, n’arrête pas, si tu n’as plus trop d’énergie moi je peux t’en prêter un peu. Je ne veux pas que tu arrêtes tout simplement parce que je ne veux pas devenir une vieille conne, tu vois c’est très égocentrique au fond, mais je m’en fous, je veux que l’on continue à faire sortir le temps de ses gonds pendant les concerts dans le jardin de la comtesse, sous une guirlande de lumière kitch. Il faut persévérer pour tous ces beaux moments où l’on réussit à perdre la notion de la réalité, ces moments où on crée des espaces pour sortir de nous mêmes, quand on s’échappe loin de cet endroit décalé qui s’appelle le monde… Et tout ça sans prendre de LSD!

Tu m’as toujours donné beaucoup d’espoir, beaucoup de soutien aussi et je ne sais pas très bien comment te rendre la pareille. Peut-être qu’on devrait vraiment faire un mini festival pour soutenir Babes in Boyland. L’idée a été mentionnée par Raymonde Howard la semaine dernière, je la trouve très bonne.

Ce post est donc un appel à projet officieux:GRRLS! Je parle à toutes celles que Stefy a aidées ces dernières années, d’une manière ou d’une autre: trouvons un moyen de lui rendre ce qu’elle nous a donné!

What do you say?

* Yes and by the way, I am not a « chanteuse ». I write and compose my own material, and then I try to sing my truth. Pour m’éloigner encore un peu plus du sujet car j’aime m’étaler vous l’aurez comprit, I need to add that sometimes I shave my legs. And my armpits too. Once I was a radical cheerleader in Sweden and all my fellow cheerleaders happened to be extremely shocked when they saw I had no hair under my arms. That very day I decided that I had nothing to prove to anyone, and I would never let anyone labelize my as.




Ginette, Champagne!

Hier j’ai rencontré Ginette, 67 ans, à l’apéro des voisins rue Pasteur à Nyons; c’était la fin de ma résidence à la Cigale de Nyons et très certainement la plus jolie façon de clore cette semaine de bonheur.On a fait un mini concert improvisé avec Michel alias Willy Watt, le boss de la Cigale. C’était chouette.

Puis Ginette et moi avons enchaîné les Pastis pendant qu’elle racontait sa vie. Elle est plutôt du genre non conformiste, féministe avant l’heure, indépendante et dragueuse, menant son chéri au doigt et à l’oeil, et elle a une gouaille qui m’a tellement séduite que quand le Pastis fut terminé on a ouvert une bouteille de champagne parce qu’on avait tous encore soif de ses histoires avec les voisins. Malgré les apparences trompeuses Ginette est clairement bien plus punk que tous les punks à chiens qui ont croisé ma route; aventurière dans sa vie comme dans ses expériences, elle a cette franchise déroutante et fabuleuse que je retrouve dans les écrits de Lola Lavegie*.

Je parle beaucoup de la vérité dans mes chansons (“The truth is stuck somewhere in the South of your mouth”…). Il m’a semblé l’entendre dans la bouche de Ginette et on aurait qu’elle faisait du bien à celle qui la prononçait et à ceux qui l’entendaient. Merci.

Enfin le soir quand nous nous sommes dit au revoir -après le 3ème Armagnac- nous nous sommes tombées dans les bras en se disait qu’on s’aimerait toujours. Alors même si j’étais tellement alcoolisée que j’aurais pu déclarer ma flamme à un pot de fleurs, je sais qu’il y avait dans le tragique de la situation quelque chose d’extrêmement authentique qui m’a fait sourire très fort jusqu’à tard la nuit.

Drawing by Milkymee, customized by sweet Cloé

* Lola Lavegie: http://1234lola.over-blog.com/



It’s 2002, we’re here, we’re chicks & we’re TOXIC!.. “A glorious compilation of scraggedyripped and torn electro rock spinning the whole Girl Power cliché onits axis.”…(ID Magazine UK)

In 2002 Milkymee was a baby but she did her first appearance as a musician on a fabulous compilation called

TOXIC GIRLS! A NIGHTMARE FOR (13) UNLUCKY BOYSTARS!

NOW ON BANDCAMP! TAKE A LISTEN!


Toxic Girls! is an energetic electro-punk compilation that wasn’t put outby some highcred indie label basking its own artsy pretensions. Sound strange? Instead Tsunami-Addiction, a Parisian creative collective with assistance from Kutt magazine -known for its hugely successful contributors and high culture photographers-released the inventive album.(…) Toxic Girls! seems to be the collective’s most convincing introduction of drop dead cool artists. The 18-track, all female compilation features Milkymee, The Very Ape, The Konki Duet, Rythm king & her friends, Noak Katoi (…) brandishing their own versions of beat-up, techno-derived punk. All songs are originals, except for a Nina Hagen cover from Thyra Hilden Band. With its hesitant, faltering vocals and beat-box standards, Toxic Girls! was given some dexterity and depth through the addition of dDamage as ghost producers. (Vice magazine)

http://toxicgirls.bandcamp.com/



Today’s tribute: Reiko Underwater & Charlye McGrath

I am proud of Reiko Underwater who founded Tsunami-Addiction* in 2001. I am proud of the spaces that we have created together with the T-A crew. Together we resist against the sick and twisted musical landscapes and the giants of the music industry. Reiko I love the way your brain whizzes and whams with incredible ideas. Thank you.

I am hyper happy with Charlye who changed my life and career ever since I met her. The familly’s getting bigger and stronger. Not only do we work together, we also spend signifiant amounts of time having fun. I have the feeling that we grow up together somehow. Thank you Charlou.

* Tsunami-Addiction is a French independent experimental office of artistic projects development, particularly related to music.